dimanche 2 février 2014

l'Atlas enneigé…

L'Atlas, qui s'étend sur le sol marocain.

Restons dans le ciel pour échapper un moment au chaos qui règne sur la terre. On ne peut pas dire que ce soit très clément là-haut non plus. Il y a des configurations planétaires assez difficiles. Ne serait-ce que Neptune, maître des eaux, qui est en Poissons, créant des débordements de toutes sortes : pluies diluviennes, inondations, tsunamis… Et Pluton, le rebelle, qui est en Capricorne, la chèvre de montagne. Celui qui détruit tout pour reconstruire est en train de faire éclater la croûte terrestre et bien des structures établies.
Toutefois, ce sont peut-être les forces de l’ombre, attirées par la lumière, qui envahissent la planète en train d'évoluer… Un moment de clair-obscur, comme au Moyen Âge, période noire : « la dépopulation, la désurbanisation et les migrations se poursuivirent et les envahisseurs barbares* fondèrent de nouveaux royaumes. Même si la période fut marquée par de profonds changements sociétaux et politiques (…). »
Atlas est présenté comme le fils de Ouranos et fut condamné par Zeus à soutenir la terre.
L’Atlas serait donc la colonne vertébrale de la terre… Un massif montagneux qui s'étend sur 1,400 kilomètres du Maroc à la Tunisie, en passant par le Nord de l'Algérie, formant une barrière entre la Méditerranée et le Sahara.
Les révolutions auxquelles ont assistent actuellement ont bien pris naissance en Tunisie… Intéressant !

* Il faut citer « Les Invasions barbares » de Denys Arcand, cinéaste québécois.

samedi 1 février 2014

ah ! les mythes…

En réponse à Nelly, souvent en tête de liste dans la rubrique "les autres", par sa régularité de publication.
Voici une belle représentation de Morphée, autre dieu androgyne, éphèbe sans pudeur, tout comme Apollon, mon jumeau mythique bisexuel, possessif et jaloux…

Morphée et Iris . Pierre-Narcisse Guérin
Huile sur toile . 1811

Dans la mythologie grecque, Morphée, dieu des Rêves, est le fils d’Hypnos, dieu du Sommeil, et de Nyx, déesse de la Nuit. Difficile de trouver pedigree plus convaincant… Il est réveillé par Iris la messagère, accompagnée de Cupidon.
Morphée est à l'origine du mot morphine, en raison de son pouvoir soporifique. De là aussi l'expression « être dans les bras de Morphée » : dormir ou rêver. Et on pense toujours à Jean Cocteau et à l'opium.

Morpho, ce beau papillon bleu, qui vit dans les forêts tropicales d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud.

M.C. Escher . Metamorfosis . 1968
Ce travail se présente sur une seule bande horizontale.

Morphée : Μορφεύς : Morpheús : morphế : forme
Pas le choix de citer le grand Escher (1898 - 1972), connu pour son travail sur la métamorphose.

lejardindejoeliah.com
pulpbits.com
cs.brown.edu

samedi 25 janvier 2014

Fiat Lux !

Constellation d'Orion, à droite
de la nébuleuse de la Tête de Cheval

(…) Pour échapper au monstre, Orion s'enfonça dans la mer qui formait une barricade naturelle. Alors Apollon dit à Artémis de le tuer, le faisant passer pour un méchant. Comme le géant était trop loin, Artémis ne put le reconnaître et lui lança donc une flèche. Elle alla à la nage récupérer le cadavre, mais lorsqu'elle s'aperçut que c'était Orion, elle plaça son image parmi les étoiles en compagnie de ses chiens, Sirius et Procyon.

Diane auprès du corps d'Orion
Huile sur toile . Daniel Seiter (1649-1705)
dit Il Cavaliere Daniel

vendredi 24 janvier 2014

les dieux et…

Au-dessus de l'Amazonie…

Je suis sortie prendre un petit noss-noss au café le long de la route. Peu de femmes vont s'asseoir sur les terrasses comme le font les hommes.
Il y a un marché autour de la mosquée le vendredi, les hommes y font les courses après la prière. Ce à quoi je n'ai pas fait attention en allant acheter du pain, des nectarines et un petit seau, tous ces hommes agenouillés et prostrés. Je me suis arrêtée plutôt que de déranger cette cérémonie masculine.
Une chaise libre sur laquelle je m'assois dans un petit café en bordure des étalages. Cela étonne certains d'entre eux moins concentrés, qui m'observent plutôt que de prier. Je les observe aussi en attendant la fin des psalmodies du muezzin. Je relaxe et ferme les yeux pour me laisser percer des rayons du soleil, dieu des Égyptiens et des Incas, qui a donné la vie à toute chose. J'ouvre les yeux, l'un d'eux m'a surprise dans un instant méditatif…
Je me demande si tous les dieux sont présents autour des lieux de culte ?
Que la vie ait été amenée d'ailleurs ou qu'elle ait émanée de la pierre… Il y eut d'abord la lumière.

jeudi 23 janvier 2014

citrus


Quel plaisir ! Grimper dans l'échelle, écarter les branches, couper celles qui sont mortes, faire ployer les plus hautes pour cueillir les citrons qui sont mûrs. Ça semble anodin, mais pour moi qui consomme beaucoup de citrons, c'est une grâce de l'avoir là tous les jours.
Le citron est un remède naturel très efficace. En plus de favoriser la digestion, donc d'éliminer les maux de tête, il aide à combattre la grippe en nettoyant le sang et par le fait même, la peau.

mardi 14 janvier 2014

le prophète


Ce n'est pas que je sois en train de devenir musulmane. Mon aversion pour les religions reste la même. C'est le meilleur moyen d'endormir les gens. L'opium du peuple, disait Karl Marx.
C'est le plat qu'une voisine vient de m'offrir pour le petit déjeuner de l'Aïd Al Mawlid Annabawi, soit l'anniversaire de la naissance du prophète Mohammed ou Mahomet. Il est lunaire, non pas lunatique, donc son anniversaire change de date à chaque année, comme le ramadan…
Il y a 2-3 ans, c'est tombé le jour de mon anniversaire. Imaginez un peu, il est 9h le matin, on frappe à la porte et on me présente un plateau avec flocons d'avoine, galette de maïs au miel et un thé à la menthe avec des dattes. Un régal ! Effet de surprise garanti, surtout quand on vit au Maroc et que personne ne connaît la date de son anniversaire, surtout pas les propriétaires qui vivent au-dessous.
Ce fut à peu près le même effet tout à l'heure, face à cette voisine que je ne connais pas encore. Et comment la remercie à mon tour ?
Je lui ai ramené ses plats avec 8 clémentines, chiffre lié à l'Islam, qui représente l’équinoxe cosmique. Il symbolise la résurrection et le bien-être profond, la stabilité. Il est associé à l’octogone, forme qu'on retrouve partout dans la construction : portes, tables, miroirs…

samedi 11 janvier 2014

inch'Allah !


Ça s'éternise au point où le temps semble s'effriter. Tous les jours, j'ai l'espoir de voir les travaux se terminer et ça s'échelonne et s'achève au compte-goutte… lancinant ! Même si chaque fois, un petit truc s'ajoute et donne à l'endroit un air à la Sidi Moussa.
Maison aux multiples facettes, l'atmosphère change d'un coin à l'autre… et selon l'éclairage. Ici, l'enchantement vient du flou.
Ce sera donc pour demain ou après demain… inch'Allah !

vendredi 3 janvier 2014

les citrons…

On y est presque ! il ne reste qu'à faire quelques retouches et nettoyer… ça semble toutefois n'en plus finir… comme l'éternité. Heureusement, cette maison est belle sans fard, car elle aura beaucoup de défauts, avec lesquels je devrai vivre dorénavant.
Les citrons jaunissent… compensation tout de même un peu acide.

lundi 30 décembre 2013

2014

L'humanisme, l'écologie, l'ouverture aux autres, à la différence, au monde… pourra sûrement atténuer la bêtise humaine.
Nous entrons dans une année 7 : énergie . imagination . réflexion perfection . vie intérieure…
Je crois sincèrement que c'est par le changement individuel qu'on va arriver à quelque chose.
Je souhaite à l'humanité entière de s'aimer, d'un amour pur et désintéressé.

une autre aventure du petit sac orange…


… chez les Berbères du Souss, région des greniers : les agadirs…
J’éprouve un tel sentiment de liberté une fois sur la route… Le voyage c’est l’éloignement, la coupure des racines, des origines, du lien, de l’attachement. C'est la liberté d’être soi-même sans référence au passé.


De Agadir à Inezgane pour rejoindre Taroudant, ville fortifiée beaucoup moins guindée que Marrakech. Sans grand intérêt, sauf le souk dans la médina, qui ne se distingue pas vraiment des échoppes sur la rue…


Levée tôt, je prends un ness-ness sur la rue avant de chercher un transport. Rien pour Tafraout, il faut passer par Igherm en grands taxis, les vieilles Mercédès. Cette façon de voyager amplifie encore le sentiment de liberté, tout comme les jours où je pars de Sidi Moussa vers Marrakech, dans ces taxis collectifs…


La médina de Igherm ressemble étrangement à Cuzco ou même à Timbuktu. Ses petites rues de terre battue, tortueuses et en pente, ses constructions basses faites d’énormes pierres encastrées, parfois violacées.
Les femmes, Bédouines et Berbères, sur le pas de la porte, les hommes sur la place, au marché, aux cafés, aux abords des taxis…


Rencontre de l’écrivain public Aït Daoud, un fils de David, qui en était très fier. Discussion sur les origines des Berbères, Bédouins, Kabyles… ces nomades qui ont peuplé l’Afrique du Nord, des juifs, tribus chassées d’Égypte. Souleïman, le roi Salomon et la reine de Saba, celle qui a introduit les juifs en Éthiopie.
J’ai dormi dans un hôtel où il n’y avait que des hommes, attablée comme eux, le soir devant une harira bien chaude et le matin, bissara et thé.


Il fait froid ! Le transport pour la côte devient anarchique. On ne sait pas vraiment pas quand et comment on peut partir.
Mercredi, le souk amènera des gens vers cet arrière-pays, Inch’Allah ! Un camion part vers Tafraout à midi. Je continue de flâner un peu, internet, pain-fromage-miel et un dernier thé avant la route, qui n’en finit plus…


Les maisons à flan de montagnes et l’immensité des rochers… Un beau mélange de Chefchaouen et Er-Rachidia. Les oueds asséchés par le froid, les figues de Barbarie qui poussent hirsutes à flan de montagne, dans les rochers. On s’arrête partout, détour ici et là pour laisser et prendre des gens…


Tafraout, la belle au pied de l'Atlas, qui se pare de rose au coucher du soleil. Température idéale : 18° à 10h le matin. Des gens d'une simplicité et d'un calme appréciable. Ville qui s'anime autour des souks. Une culture touristique plus fine. Vieux intellos, vieux saints, vieux fous, souvent anarchistes, qui se sont exilés, de retour au pays à éduquer leurs congénères en partageant leur vécu.


Retour vers Agadir, en passant par Tiznit. On traverse le col du Kerdous. Wow ! et là… c’est l’Éthiopie. La tête dans les nuages…
Je continue jusqu’à Essaouira, où je dormirai pour reprendre la route en bus local vers Marrakech et la proximité du désert. Je terminerai le trajet en grand taxi… de Arset El Mash, vers Sidi Moussa.


Encore et toujours la même question, posée par Gauguin en 1897 : D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?