lundi 11 octobre 2021

Festival du Nouveau Cinéma

Joséphine Bacon et Devery Jacobs . Photo : MK2 Mile-End

BOOTLEGGER . Caroline Monnet
Anichinabée, elle a du talent et l'audace que lui permet un 1er film. On est parfois en présence de tableaux, presqu'abstraits, offerts par la vaste nature du Nord-du-Québec. Une incursion dans l'univers des Algonquins, leur histoire, leur quotidien, leurs préoccupations.
Le film a été tourné en partie en ojibwé avec des acteurs professionnels, dont : Devery Jacobs, Joséphine Bacon, Samian, Jacques Newashish, et des amateurs autochtones. L'intruse, qui vient semer la pagaille, est Pascale Bussières.
On oscille entre des plans visuels qui nous transportent dans un flou artistique et des plans frontaux, presque journalistiques, mais qui appuient parfaitement le ton dénonciateur du film.

Milena Smit et Penélope Cruz . Photo : IMDb

MADRES PARALELAS . Pedro Almodóvar
Je suis de la génération Almodóvar; on ne peut pas en douter à voir les têtes blanches dans la file d'attente. Je suis arrivée assez tôt pour avoir « ma place », assez à l'avant et bien au centre.
C'est agréable de voir un film à l'Impérial, une des belles salles réparties aux 4 coins de la ville, comme le Corona, le Rialto et l'Outremont.
2 histoires parallèles où il est encore question d'ADN et de recherche pour une réconciliation avec le passé. C'était la guerre en Espagne, des ancêtres enterré.es, sans laisser de traces…
On retrouve Rossy Di Palma, dont Almodóvar ne peut se passer, toujours aussi fascinante et juste.
C'est intéressant comme tous les films de ce maître espagnol, mais ce n'est pas Douleur et gloire, son film autobiographie et d'une grande force d'évocation.


Photos : Film Opale

LES OISEAUX IVRES
. Ivan GrbovicSara Mishara
Ce film, dont les images parlent souvent d'elles-mêmes, nous prouvent que le cinéma évolue vers une nouvelle écriture, plus dynamique et actuelle. Peu de mots inutiles, mais des images fortes et évocatrices. Une belle recherche visuelle qui nous plonge dans le drame, appuyé par une trame sonore tout aussi suggestive. La part de fiction permet d'édulcorer une situation qui aurait pu être évitée mais qui donne tout son sens à l'issue du film.
On s'attache à Jorge Antonio Guerrero (Roma) et on le suit dans sa quête d'amour et de liberté. Hélène Florent (qui est partout en ce moment) et Claude Legault sont aussi de la distribution, en plus des acteurs hispanophones. On les remercie pour enrichir notre culture et de représenter les travailleurs saisonniers qui nous permettent de manger de la laitue fraîche.


Photos : Netflix

LE POUVOIR DU CHIEN . Jane Campion
Elle n'a plus besoin de présentation, la 1ère à avoir reçu la Palme d'or au festival de Cannes pour son film La Leçon de pianoen 1993.
Une adaptation du roman de Thomas Savage. Comment décrire ce film de facture un peu traditionnelle, dont l'histoire, assez fascinante, est totalement d'actualité. Une histoire de vengeance habile.
Le jeu de Benedict Cumberbatch, tout en subtilité, donne le ton, tout comme celui du jeune Kodi Smit-McPhee*, par qui se dénoue le drame, d'une façon totalement inattendue.

* Il a vraiment un petit quelque chose de Théodore Pellerin, même physique, en plus androgyne.

LA MAIN DE DIEU . Paolo Sorrentino
On attend beaucoup suite à La grande bellezza, qui a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger en 2014.
On se bidonne vraiment une bonne partie du film, assistant à des situations cocasses qui mettent en scène une famille de Napoli. Vraiment très drôle ! Les parties de soccer impliquant Diego Maradona* sont au centre de leur vie, de là le titre du film.
Et, un revirement nous entraîne dans une lenteur plus dramatique qui enlève tout le piquant à l'histoire.
À remarquer toutefois la performance du jeune acteur Filippo Scotti.

* La « Main de Dieu » fait référence à l'expression utilisée par Diego Maradona pour qualifier son but marqué volontairement avec la main, contre l'Angleterre (score final 2-1 pour l'Argentine) lors du quart de finale de la Coupe du monde 1986. Un geste illicite que le corps arbitral, estimant que Maradona avait marqué de la tête, n'avait pas vu.

dimanche 10 octobre 2021

Mourir peut attendre (…)

Daniel Craig et Léa Seydoux, amoureux dans le dernier 007

Avant de plonger dans le FNC / Festival du Nouveau Cinéma, je suis allée voir le dernier James Bond, question de voir Daniel Craig interpréter le fameux 007, celui qui aura renouvelé l'image de cet agent secret misogyne.

Le film réalisé par Cary Joji Fukunaga présente une belle distribution, dont Léa SeydouxRalph Fiennes, Benjamin Whishaw (Le parfum) et Jeffrey Wright (Basquiat).

Malgré le titre, James Bond est bel et bien mort à la fin de cet Opus… Il a eu une fille, qui a ses yeux et son intelligence. Il avait démissionné des services secrets et c'est une jeune femme (Lashana Lynch) qui a hérité du matricule 007. Serait-ce un présage ? Et, pourquoi pas une agente spéciale…

Il est question de la création d'un virus élaboré à partir d'ADN de différents individus. On se trouve donc face à une multitude de fioles dont la composante diffère. Il se transmet par le toucher, mais seulement aux personnes dont l'ADN est compatible avec le virus, et dont les symptômes ressemblent à ceux de l'Ébola, mortel…

Je n'apprécie pas beaucoup ce genre de film, grosse pétarade, avec un budget et des effets spéciaux démesurés. Malgré tout, j'y ai noté une erreur de continuité : il vient de subir un assaut, atterré, sous la poussière, peau et costume lacérés. Au moment où il se lève pour s'enfuir, plus aucune trace de l'explosion sur son beau costume impeccable.

Il faut admettre que ce gars a un charisme du tonnerre, une présence et un talent remarquables.

Note : J'ai eu la chance de voir Daniel Craig à Marrakech. Il venait de placer un appel dans une boîte téléphonique sur la rue principale à Guéliz. Nos regards se sont croisés, sans que j'aie la présence d'esprit de lui lancer : « Hi James ! ».

lundi 4 octobre 2021

Maria Chapdelaine

Photo : Hollywood PQ

Je suis allée voir Maria Chapdelaine de Sébastien Pilote… parce que j'aime Antoine Olivier Pilon, Sébastien Ricard, Martin Dubreuil, Gabriel Arcand, Gilbert Sicotte, le petit Émile Picard, qu'on voit peu et Émile Schneider, que je n'avais jamais vu jouer… mais… mais… mais…

Je n'ai jamais lu le roman ni vu la version de Gilles Carle, filmée en 1983.

Le film aurait pu et surtout « dû » faire 90 minutes…

dimanche 26 septembre 2021

Cry Macho

 

Clint et Eduardo Minett . Photo: 20th Century Studios

Dernier film de Clint Eastwood, qui a toujours l'air du vieux cowboy, un peu vouté, le chapeau, les jeans, la veste en cuir, tout est là, encore à 91 ans.

Ce n'est pas un grand film, mais on ne s'y ennuie pas. Il a le don de nous raconter une histoire simple et d'y mettre un peu de piquant. Un « poulet », le coq de combat de Rafael, y est d'ailleurs pour quelque chose. Il deviendra un de ses compagnons de route.




Embrasse

Photo : Jean-François Gratton

Encore un succès pour Théodore Pellerin. Plus besoin de faire référence à ses origines artistiques avec la sensibilité et le talent qu'il a. Un bel électron libre, qui ira loin…
Dans une pièce de Michel-Marc Bouchard, au sarcasme intelligent et une montée dramatique qui nous happent, tout comme le jeu des comédiens.
Une pièce à voir, ne serait-ce que pour savourer la brillance de Théo. Ce gars est impressionnant !

lundi 20 septembre 2021

Ducharme


Pour l'inauguration de la bibliothèque Réjean-Ducharme, nous avons eu droit à des lectures, dont un extrait de L'Avalée des avalés par Sarah Laurendeau, l'interprète de Bérénice Einberg, en décembre dernier au TNM.

L’Avalée des avalés est la 1ère œuvre publiée de Ducharme, parue en 1966 aux éditions Gallimard. La même année, le roman est nommé pour le Prix Goncourt et reçoit le Prix du Gouverneur général : romans et nouvelles de langue française.













dimanche 19 septembre 2021

L'infini


Une expérience immersive qui nous transporte dans la station orbitale, à partager des moments avec les astronautes, dont David Saint-Jacques.
C'est tout simplement impressionnant ! Produit par le Centre Phi.

mercredi 1 septembre 2021

l'amour du cinéma…

Ça reste encore le meilleur divertissement en attendant le théâtre qui revient en septembre…

Alors 2 films étatsuniens, qui attirent par leurs distributions :


Flag Day, dernier film de Sean Penn, avec sa fille Dylan, d'après une histoire vécue. Ils interprètent leurs propres rôles, père-fille.

Le scénario est basé sur le roman de Jennifer Vogel, racontant son parcours à partir du moment où son père, qu'elle admire, les abandonne. Elle passe par des phases de rébellion, d'itinérance et de doute jusqu'à ce qu'elle décide, jeune adulte, de retrouver son père. Elle partagera son quotidien de petite misère et ses mensonges à répétition, qu'elle essaie toujours d'excuser. Un jour, elle prend la décision de reprendre ses études et s'inscrit à l'université en journalisme.

L'histoire se termine par une chasse-à-l'homme, en direct à la tété, pour traquer ce faux-monnayeur, qui n'a d'autres choix que d'en finir.

Sean Penn fait encore preuve de créativité. Une réalisation audacieuse tout en étant sans fard. On sent l'intention de garder un œil de journaliste sur certains faits, à travers des images parfois prises à la volée, par des moyens simples.


Steelwater, de Tom McCarthy, avec Matt Damon et Camille Cottin, sans oublier la petite Lilou Siauvaud, géniale.

J'avais quelques à prioris face à ce film étatsunien tourné en France. Par contre, je me suis dit que Matt Damon avait toujours choisi ses scénarios avec intelligence. Je ne l'ai pas regretté.

C'est encore une histoire père-fille, où il est aussi question de prison, mais dans le sens inverse. L'intrigue s'installe petit à petit, ponctuée de revers imprévisibles.

Il est un peu surprenant de voir Damon dans ce rôle de gars de chantier, mal dégrossi, sans culture artistique, qui n'a qu'un but : aider sa fille. Sa relation avec la petite Maya est un délice de complicité, où on peut parfois le voir retrouver son sourire.


mercredi 25 août 2021

Aretha Franklin

Jennifer Hudson dans le rôle d'Are

Comment ne pas aimé ce film de Liesl Tommyqui présente la majorité des succès de « la Reine de la Soul » et une partie de sa vie. Le plus intéressant est de voir comment elle prend les choses en main et guide les musiciens vers le son et le rythme qui l'habitent.

L'immense répertoire de cette chanteuse, pianiste et auteure-compositrice comprend soul, jazz, gospel et rhythm and blues.

Déchirée très jeune par l'abus d'un ami de famille, elle sera mère à l'âge de 12 ans. Encouragée par le clan familiale, surtout son père, elle finira par se libérer de l'emprise des hommes qui l'entourent et qui auront aussi abusé de son talent.

Cette Diva a milité pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King. Elle a écrit Chain of Fools contre la guerre du Viêt Nam et Respect, hymne féministe, qui devient le symbole du combat de la communauté noire pour la liberté.

Un rapprochement à faire avec la vie tourmentée de Amy Winehouse, de son style et même parfois de sa voix.

Elle a d'ailleurs influencé plus d'un.e artiste contemporain.e. Pour n'en citer que quelque-un.es : Whitney HoustonAmy WinehouseElton John, PrinceDavid Bowie

Film à voir…

jeudi 19 août 2021

encore du cinéma…


Une scène avec Théodore Pellerin et Lucas Hedges

Boy erased de Joel Edgerton . avec Lucas Hedges . Nicole Kidman . Russell Crowe . Xavier Dolan . Théodore Pellerin

Un film sorti en 2018, qui semble d’une autre époque, mais dont la triste réalité n’est pas très loin de nous. Il est ici question des thérapies de conversion, une connerie soutenue par la religion, évidemment.


C’est l’histoire de Victor Sykes, qui a su résister et confronter les autorités, tant familiales que religieuses. Une folie… où l’homosexualité est un péché, qui doit être sévèrement puni. On enferme donc les jeunes, au besoin, et ça se passe aux États-Unis.


C’est d’une cruauté inimaginable…


Nos 2 jeunes acteurs gais les plus assumés y jouent, soit Xavier Dolan et Théodore Pellerin. Ce sont de petits rôles, mais tout de même des personnages importants pour Jared et le déroulement de l’histoire.


Le titre en français est Garçon effacé. On pourrait en avoir long à écrire ici…

samedi 7 août 2021

Annette


Leos Carax avec Marion Cotillard et Adam Driver

Ce film de Leos Carax, Annette est considéré comme un opéra rock, mais je dirais que c'est un hommage aux arts vivants, en plus du cinéma, de l'animation, des effets visuels…

Annette est une marionnette jusqu'au dénouement, où elle fait preuve d'un raisonnement presqu'adulte, laissant derrière elle la poupée désarticulée.

Je ne suis pas fanatique des films musicaux, c'est donc pour la créativité de l'auteur que j'y suis allée et pour Adam Driver, acteur fascinant et talentueux. Un rôle à l'opposé du sérieux qu'on lui attribue habituellement. Les cheveux longs lui vont très bien. J'ai pensé que le style musical avait été adopté pour adoucir la trame dramatique.

Il y a un peu de La Voix humaine d'Almodovar dans ce film, qui se rapproche du théâtre. Un mélange des genres assez appréciable.

À souligner l'ouverture et la conclusion où l'équipe déambule pour nous. Carax y figure, en plus d'apparaître à la console au tout début du film.

Les gens qui connaissent mon emploi du temps se demandent sûrement comment j'ai pu voir 3 films en 1 semaine… Les personnes qui collaborent au journal et la coordonnatrice du Conseil jeunesse sont en vacances. J'en profite pour travailler sur des projets personnels, tout en faisant des mises à jour de documents… et aller au cinéma.

mercredi 4 août 2021

Sam


Hum ! Une certaine déception pour cette histoire un peu invraisemblable sous certains aspects. On est souvent sur le qui-vive, vivant des émotions fortes, à se demander si ce n'est pas l'unique but de ce film. On en ressort d'ailleurs sans trop comprendre ce qu'on doit en retenir…

Une très bonne distribution toutefois. Antoine-Olivier Pilon, malgré son jeune âge, n'a plus besoin de faire ses preuves. Il évolue d'un rôle à l'autre avec aisance et professionnalisme.

Un bonheur aussi de voir Stéphane Rousseau, tout aussi bon dans un rôle dramatique qu'en humour. Il devrait jouer plus souvent.

Je n'avais pas vu le 1er film de Yan England, mais…

Et pour les personnes qui font un rapprochement avec Nadia Butterfly, il n'y a pas à s'inquiéter, ce n'est pas un film sur la natation.

Une petite critique graphique : j'aurais placé les 4 noms du haut à gauche de l'affiche, sur la verticale. Ça aurait dégagé la tête, tout en dynamisant l'espace.

Kaamelott


Un budget énorme pour ce film d'Alexandre Astier, qui interprète le roi Arthur. Un film qui se veut drôle, mais qui n'arrive pas à la cheville des aventures d'Astérix. Un manque d'humour ou plutôt un humour niais, sans subtilité. On est loin de l'excellent et très drôle:Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat.

Je souligne toutefois l'excellente interprétation de Sting. Il personnifie le Danois Horsa, fondateur du 1er royaume anglo-saxonKent, dans le sud-est de l'Angleterre. Son jeu le rend intransigeant et froid, au point de le transformer physiquement.

mercredi 7 juillet 2021

Beans


Beans est une fiction réalisée par Tracey Deer, qui raconte la crise d'Oka de 1990 à Kanesatake.

Le scénario s'appuie sur des souvenirs vécus à l'époque par la réalisatrice. Le tournage a eu lieu à Kahnawake et Montréal en 2019.

On ne sort pas de ce film sans la honte de faire partie de la majorité blanche, même en ayant des origines autochtones. Je partais à l'époque pour la Bolivie, disant fuir cette barbarie qu'on imposait aux Premières Nations.

Kiawenti:io Tarbell est une jeune Mohawk de la communauté Akwesasne et une artiste accomplie. Elle est également chanteuse, auteure et peintre.

Un film à voir pour se réconcilier avec soi-même…

dimanche 6 juin 2021

Souterrain


Encore un film coup de poing de Sophie DupuisCette fille a une grande sensibilité et un talent incroyable. Dans un tout autre registre, mais aussi fort que « Chien de garde ».
On est collé à la peau des mineurs, on sent la pression qu'ils vivent à tout instant. Des histoires en parallèle qui nous amènent petit à petit à de l’émotion pure.
Évidemment, Théodore Pellerin y est pour quelque chose. Ce gars a un talent grandiose, c'est un diamant brut. Son compagnon de jeu, Joakim Robillardest aussi très bon et James Hyndmanconvainquant et touchant.
À ne pas manquer, sans oublier les mouchoirs…

samedi 29 mai 2021

Cruella

Emma Stone personnifiant Cruella

Ce pourrait être aussi « Emma vs Emma », tellement le film de Craig Gillepsie les met en parfaite opposition. Emma Stone en Cruella géniale et excentrique et Emma Thompson en Baronne empesée jusque dans ses vêtements… Toutefois, les apparitions de l'une comme de l'autre ne sont que jouissances visuelles. Tout le film, qui se déroule à Londres dans le milieu de la mode des années 70, est un délice à regarder.

Il en est de même sur le plan auditif, une bande sonore enlevante qui supporte bien les images. Pour ne citer que quelques artistes : Tina turner, The Rolling Stones, The Clash, The Doors, Bee Gees, John Lennon, Queens, Nina Simone, Supertramp…

J'avais besoin d'oublier un peu le travail et après avoir livré des maquettes, je suis partie à pied au cinéma. Plus qu'un divertissement, ce film est un régal. J'en aurais pris le double. La fin laisse d'ailleurs présager une suite… Il va sans dire que ce sera intrigant de retrouver ces 2 protagonistes et leur cour respective.

La scène la plus impressionnante est celle où Cruella se présente sur le camion à ordures avec sa traîne qui envahit la rue… Époustouflant !

Plaisir garanti pour qui aime la fantaisie !



vendredi 28 mai 2021

Hors normes

Vincent Cassel et Reda Kateb

Un film de Olivier Nakache et Éric Toledano avec 2 grosses pointures, qui s'investissent à fond dans leurs rôles. Des hommes à la tête d'organismes qui aident des jeunes isolés en eux-mêmes par un mal qu'on ne comprend pas et face auquel la société n'a pas de solution.
Le spectre de l'autisme est très large et à l'extrême c'est un grand vide peuplé de violence…
Le film s'inspire d'associations françaises qui existent depuis des années et qui œuvrent à redonner du sens à la vie de ces jeunes parfois laissés à leur souffrance.
Certaines personnes autistes font partie de la distribution, dont Benjamin Lesieur, qui a reçu le César du meilleur espoir masculin pour son rôle de Joseph.
J'aurais dû savoir que je ne serais pas capable de retenir mes émotions face à ce grand désespoir.
Un film à voir absolument !

lundi 24 mai 2021

The Father

Anthony Hopkins . Oscar du meilleur acteur

Je dois l'avouer, je suis sortie en pleurs et j'en suis encore remuée.

La trame narrative du film, de Florian Zeller, nous fait vivre la confusion ressentie par Anthony, à l'approche de ses 80 ans. Il ne veut pas quitter son appartement malgré ses nombreux égarements, qu'il nie la plupart du temps.

Sa fille, interprétée par Olivia Colman, est déchirée par le fait de devoir le laisser dans une maison de retraite. Un rôle d'une grande sensibilité qui prouve son talent d'interprétation, loin de la froideur de la reine Élizabeth, dans The Crown.

C'est toutefois le jeu du grand maître Hopkins qui nous laisse en mille miettes. Est-ce que j'ai transposé ma tristesse de ne pas avoir assisté mon père ? La situation, très réaliste, et le fait que nous soyons confronté·es à la confusion d'Anthony, nous oblige à anticiper notre propre vieillissement.

Oscar du meilleur scénario adapté, pour Christopher Hampton et Florian Zeller.

On recycle…

Bain Morgan . Hochelaga-Maisonneuve

Je cherchais désespérément un endroit pour laisser les différents effets de plastique qui s'accumulaient dans un coin de ma cuisine.
L'écolo et artiste visuel Benjamin Von Wong a été retenu à Montréal par la pandémie et il a décidé de créer un immense robinet de 10 mètres, qui « vomira » des tonnes de plastique.
Ce fut donc un plaisir de faire un détour par le bain Morgan pour aller y vider mon beau grand sac rose. C'est sous le regard d'un baigneur du sculpteur Arthur Dubord qu'on a accueilli mes déchets, avec joie.

dimanche 2 mai 2021

Jane, la rebelle

 


jeudi 29 avril 2021

Carne y arena

Alejandro G. Iñarritu et Emmanuel Lubezki

Une expérience de réalité virtuelle difficile à oublier. On se retrouve parmi eux, pieds nus, traqué dans le désert, à la frontière mexicaine. Ils sont venu·es d'Amérique Centrale à la recherche d'une solution pour la survie de leur famille.

Ils sont à la merci des « coyotes », ces passeurs qui leur ont promis une vie meilleure, aux prises avec les agents frontaliers, cruels et impétueux.

Nous ne sommes pas que témoin. À la pointe du fusil, on nous somme de nous agenouiller… J'ai résisté, mais la réalité a bien failli me faire crouler sous la pression.

Les migrant·es jouent leur propres rôles. On peut d'ailleurs lire leurs témoignages à la sortie « du désert ».

Iñarritu a reçu un Oscar spécial en 2017 pour Carne y arena, reconnu par l'Académie comme une expérience de narration exceptionnelle.

À voir à l'Arsenal.

dimanche 25 avril 2021

Michel Goulet

Temps suspendus . 2018
Casiers entomologiques : objets trouvés, insectes et mots épinglés.
Fragments de textes de Le Temps retrouvé de Marcel Proust.
48 x 42 x 7,5 cm

Bâtons de distanciation de 2 mètres - 100 bâtons . 2020
Bois et recouvrement PVC thermorétractable
200 x 678 x 40 cm

Les délices du langage de Michel Goulet nous font partager sa création. Pour lui, le temps n'est que suspendu… Création oblige!


samedi 17 avril 2021

Nomadland

Nomadland de Chloé Zhao a obtenu le Golden Globe du meilleur film et de la meilleure réalisation. Les femmes prennent leur place…

Ce film repose presque entièrement sur Frances McDormand. Elle incarne une femme qui devient nomade après s'être retrouvée au chômage. Elle décide de partir dans sa camionnette et travaille au gré des petits boulots qui se présentent, selon les saisons et les régions. Elle se lie d'amitié avec certaines des personnes qu'elle rencontre et les retrouve ici et là.

Film réaliste et touchant, dont plusieurs personnages sont de véritables nomades.

C'est un peu comme les cueillettes à travers le monde. Expérience qui ne m'a pas beaucoup réussi : 3 oranges et la perte d'un béret de laine.

Almodovar

La Voix humaine . 30 minutes

Tilda Swinton égale à elle-même, un rôle qu'elle porte à merveille, seule avec le chien et les valises de son ex-amant. Tout se joue au téléphone, à huis clos, avec elle-même.

Un petit bijou, trop court, mais digne de Pedro Almodovar.

Générique tout aussi intéressant, un peu pop !





dimanche 28 mars 2021

Nagano et l'OSM

On peut citer certains avantages du virtuel : un concert dans le confort de sa causeuse… Des concerts de Kent Nagano avec l'OSM, à titre d'adieu : De Beethoven à Poulenc…



À voir absolument !

Alexandre Wetter dans Miss

Ce film est très touchant par la vérité qui s'en dégage, malgré ses petits côtés loufoques. Le jeu de ce jeune mannequin androgyne est juste, on dirait même Dalida à ses débuts. Iel* est d'une grâce à s'y méprendre.
Dans le rôle de soutien, Thibault de Montalembert sort de son registre habituel, homme du monde et aristocrate, pour interpréter Lola, un travelo sur le déclin. C'est d'ailleurs grâce à lui qu'Alex ira jusqu'au bout de son rêve. Et, c'est aussi par Lola que surgissent nos éclats de rire.
En plus d'être très humain, ce film nous déride… et nous donne l'espoir d'un changement face à l'identité de genre.
À ne pas manquer !

* Alexandre Wetter n'a toujours pas de page Wikipedia.

samedi 13 mars 2021

Et du théâtre-réalité…

L’ASSEMBLÉE de Alex Ivanovici + Annabel Soutar + Brett Watson.
Avec Sounia Balha + Pascale Bussières + Amélie Grenier + Nora Guerch
+ Carlo Mestroni + Brett Watson

4 femmes issues de divers horizons sont invitées à parler d'elles, de leurs croyances et leur orientation politique. On se retrouve rapidement dans débat autour de l'islamophobie.

Intéressant ! Il y aurait aussi matière à débattre sur le racisme touchant les autochtones et la communauté noire… Il faudrait donc aborder le thème de la diversité culturelle.

J'aime beaucoup cette forme de théâtre où on nous questionne, nous faisant voir des points de vue différents, tout en nous instruisant sur un sujet d'actualité, comme l'a fait précédemment J'aime Hydro.