dimanche 1 décembre 2019

ARTS VISUELS


Une exposition immersive où de grand-es artistes contemporain-es nous font planer à travers leurs réalités virtuelles au point de nous étourdir.

Équipé-es d'un casque et de manettes, on y passe 2 heures sans ennui, passant de la Lune aux profondeurs abyssales d’un imaginaire débridé et vertigineux.

Marina Abramović, Olafur Eliasson, Laurie Anderson, Antony Gormley, Paul McCarthy… partagent le fruit de leur imagination sur des thèmes d’actualité et/ou parfois loufoques.
J’ai particulièrement aimé les 3 installations de Laurie Anderson, dont j’aime aussi l’univers musical.
Je crois que les personnes souffrant de vertige devraient d'abstenir.

vendredi 29 novembre 2019

L'art du mensonge

Photo : Le Devoir

Est bien pris qui croyait prendre… On est nous mêmes floué-es par ce duo magnifique formé de Helen Mirren et Ian McKellen, qui nous mènent en bateau du début à la fin.
Les scènes du passé sont peut-être un peu longues, mais finissent par élucider certaines mystères concernant nos adorables vieux escrocs.

dimanche 24 novembre 2019

ANTIGONE

Cinoche.ca

Ni de Sophocle, ni de Brecht, ni de Cocteau, mais bien de Sophie Desraspe, qui représentera le Canada aux Oscars.
Antigone contre les forces de l'ordre, contre l'aberration du système juridique, contre les usages dictées par la toge… mais pour l'intégrité, les sentiments nobles et l'humanisme.
Dans un contexte actuel, l'histoire se trame autour de l'immigration, les gangs de rue, le sentiment d'appartenance.
Desraspe transpose les faits d'actualité selon Sophocle. Antigone, devenue un modèle pour la jeunesse rebelle qui se moque, comme elle, des conventions empesées de la cour (de justice).
Antigone, guidée par les lois de son cœur, choisira donc de retourner à sa terre natale, plutôt que de mentir et d'avoir droit à la clémence de l'état.
Un bémol, le fait d'avoir repris les prénoms de la tragédie grecque. Celui d'Antigone aurait amplement suffit pour illustrer le talent de la jeune Nahéma Ricci.

mercredi 20 novembre 2019

The Crown


Je suis touchée par l'attitude du duc Philip d'Édimbourg, qui cherche un sens à sa vie d'époux royal et par son fils Charles, embrassant la cause du pays de Galles en devenant le prince. Un héritier trop humain pour accéder au trône… artiste et sensible.
Olivia Colman habite à merveille le costume de la reine Elizabeth II, rigide et sans compassion.

dimanche 10 novembre 2019

CINÉMA… cinéma…


Encore un Festival, français cette fois… Des films sortis cette année ou qui seront bientôt en salle.

10-11 : La PLUS BELLE ANNÉE D'UNE VIE . Claude Lelouch
Un film sur la mémoire, le temps qui passe et l'importance de vivre le moment présent, même si Lelouch nous ramène en 1966, à de beaux moments de « Un homme et une femme ».
Le regard d'Anouck Aimée est toujours aussi captivant et Jean-Louis, toujours aussi « Trintignant », continue de nous séduire malgré son âge.
C'est un beau film, avec quelques effets visuels qui se superposent aux souvenirs.

09-11 : LA BELLE ÉPOQUE . Nicola Bedos
Un film à voir absolument ! Le cinéma français se renouvelle. Hilarant ! Émouvant ! Une belle brochette : Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Fanny Ardant, Doria Tillier, Pierre Arditi, Denis Podalydès…
C'est un fil savoureux !

15-11 : ALICE ET LE MAIRE . Nicolas Pariser
Lucchini toujours aussi convaincant, même dans le rôle exigeant le sérieux d'un politicien blasé.
Un cours de politique sous la forme d'un discours bien avec la complicité d'Alice, la jeune libératrice du maire, trop à l'étroit dans son beau costume bleu empesé.
Un film un peu trop linéaire et sans surprise. On aurait préféré une petite révolte et pas seulement à travers les mots…
Petites erreurs de continuité.

ROUBAIX, UNE LUMIÈRE . Arnaud Desplechin
On nous entraîne dans un quartier malfamé où plusieurs méfaits sont commis par des petites voyous pour nous faire entrer dans le vif du sujet. On assiste par la suite au dénouement de l'histoire avec un Zem Roschdy en commissaire expérimenté qui dénoue les frasques de Léa Seydoux et Sara Forestier. Ce trio nous offre une performance digne de leur talent respectif.
Quelques éléments qui portent à confusion dans le scénario.

16-11 : L'ADIEU À LA NUIT . André Téchiné
Sur le thème de la radicalisation, ce film explique comment on décide de tout lâcher pour aller à la guerre contre les mécréants. Heureusement ! les mailles du filet sont de plus en plus serrées et on arrive à les freiner.

17-11 : LA VÉRITÉ . Hirokazyu Kore-eda
Voir ce film, ne serait-ce que pour le rapport entre Catherine Deneuve et Juliette Binoche, mère et fille, actrice et réalisatrice.
Leur relation est mise en lumière par celui des actrices du film qui se tourne en parallèle et où Catherine tient le rôle de la fille abandonnée par la mère qui s'exile dans l'espace pour ne pas vieillir…
De la science-fiction qui aide à comprendre le lien entre ces 2 femmes, dont la relation a été occultée par le vedettariat de Catherine.
Ethan Hawke joue le mari et papa acteur "cool" de New-York, qui parle à peine le français, mais fan de la grande Catherine.
On assiste à un film dans un film qui met en scène des actrices et acteurs qui jouent presque leur rôle dans la vie. Intéressant ! et une Catherine chiante à souhait…

samedi 2 novembre 2019

PARASITE


Ce film de Bong Joon Ho a toutes les qualités du grand divertissement, on s'amuse des trouvailles des personnages. Il s'est bien mérité la Palme d'or à Cannes, mais… pourquoi venir gâcher le plaisir avec une scène de violence, qui est d'une grossièreté, en plus ! Pour rendre hommage à Tarantino ?
Le scénario pouvait s'en passer sans pâtir et le film aurait pu tout aussi bien se terminer de la même façon sans cette scène ridicule. Faut-il toujours qu'il y ait de la violence pour qu'un film soit un succès ?

samedi 12 octobre 2019

FNC


Compte-rendu des films vus lors du festival, en faisant la mise à jour de cette publication au fur et à mesure.


Vendredi 11 • ATLANTIQUE • Mati Diop • France/Sénégal/Belgique • 2019
On est ici en présence d'une société dont les croyances dépassent la réalité connue et acceptée de la majorité.
Il est question d'une fable, parce qu'il est difficile de croire aux esprits… Ce film raconte comment les esprits de gens disparus reviennent dans le corps de personnes vivantes pour exprimer leur mécontentement.

Lundi 14 • MARRIAGE STORY • Noah Baumbach • États-Unis • 2019
C'est de façon intelligente et avec humour qu'on nous présente l'éclatement d'un couple. Leur déchirement à travers les avocat-es, à qui gagnerait au détriment de ces êtres, qui semblent pourtant encore s'aimer…
Un traitement sensible, qui nous fait pourtant rire par l'absurdité des situations, qui seraient trop lourdes sans l'humour sur lequel repose la trame narrative.
Adam Driver et Scarlett Johansson sont excellent-es.

Mardi 15 . TO THE ENDS OF THE EARTH • Kiyoshi Kurosawa • Japon/Ouzbékistan/Qatar • 2019
C'est toujours poétique, mais moins « fabuleux »…
On nous fait partager la réalité d'une journaliste japonaise qui fait une reportage en l'Ouzbekistan. Dans son temps libre, elle explore les villes et se perd souvent au fil de ses péripéties, d'où le ton humoristique du film. Elle réussira à sauver une chèvre et à la libérer dans la nature.
Un film divertissant et moins pictural que les précédents.

Mercredi 16 • LES FLEURS OUBLIÉES • André Forcier • Québec • 2019
Une fable écologique, cosmique, qui se veut humoristique et un peu pathétique… On ne rit donc pas autant qu'on l'aura prétendu.
Le ton est à la défense de l'environnement et des droits humains, bien sûr ! mais… Le message crève l'écran, autant par le fond que par « les formes », souvent grossièrement amenées.
Je crois que plus Forcier vieillit, plus il en met et c'est souvent superflu, au point de camoufler le message. Ça aurait pu être plus caustique et moins sarcastique.
Ça reste du Forcier…

Jeudi 17 • DOLOR Y GLORIA • Pedro Almodòvar • Espagne • 2019
Une maîtrise de l'art cinématographique est encore trop faible pour définir son travail. Almodòvar est un génie du cinéma et il nous le démontre encore.
Un autoportrait ? Un témoignage ? Une confession ? Ce qu'on veut, mais c'est avant tout du grand CINÉMA !

Jeudi 17 • BIRD TALK • Xawery Zulawsky • Pologne • 2019
Le fils d'Andrej Zulawsky réalise le dernier scénario de son père. Celui qui a réalisé L'amour braque, La femme publique, Possession… pour n'en nommer que quelques-uns des plus forts en émotions.
Le fils joue entre le théâtre et le cinéma, comme son père. Il reprend d'ailleurs plusieurs de ses effets, mouvement de caméra très rapides et déplacements qui cernent les personnages.
Même s'il y a trop de caméra à l'épaule, les effets visuels sont intéressants et on sent la nouveauté. C'est parfois déjanté et violent, mais le ton y est. C'est du nouveau cinéma.

Vendredi 18 • LE JEUNE AHMED • Luc + Jean-Pierre Dardenne • France/Belgique • 2018
Il n'y avait que les frères Dardenne pour faire ce film en temps de polémique autour de l'islam et de la radicalisation.
On partage le parcours de ce jeune pris dans les filets de la religion avilissante, malgré les efforts des membres de sa famille, moins stricts face aux exigences religieuses de l'Islam et d'une enseignante qu'il juge « infidèle ».

Samedi 19 • VARDA PAR Agnès • Agnès Varda • France • 2019
Très bel autoportrait, fait à travers des causeries sur ses thèmes de prédilections : l'inspiration, la création et le partage. Un beau survol de son œuvre, inspirante et gigantesque, tout en étant d'une grande simplicité. Elle s'est inspirée de la vie et des gens…
Une artiste qui a su se renouveler, en passant du cinéma à l'art visuel, tout en explorant les tendances du moment.
Agnès Varda est morte le 29 mars 2019.

Dimanche 20 • A HIDDEN LIFE • Terence Malick • États-Unis/Allemagne • 2019
Si on exclut le fait que ce soit un drame psychologique en temps de guerre, on peut dire que le langage auquel nous a habitué Malick est bien présent. Le rythme lent qui nous permet d'apprécier l'émotivité des personnages à travers des gros plans, la qualité de l'image, de vrais tableaux… la nature et la musique sont omniprésentes et collaborent à construire l'atmosphère, nous faisant passer de la zénitude au drame… de la tendresse à la violence.
Pourquoi les nazis étaient-ils aussi cruels ?

LE FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA EST TERMINÉ !

jeudi 10 octobre 2019

Où est Dolan ?…

Photo : diaphana.fr

Je suis fanatique de Dolan, mais pas au point d'aimer tout ce qu'il fait, même si je vois tout, car il a un réel talent mais… je questionne ces derniers choix.
Ce petit film voulait sûrement rattraper le trop ambitieux Ma vie avec John F. Donovan qui se voulait mirobolant, mais sans âme…
Toujours est-il que ce film, à part ces magnifiques images en mouvement supportées par une musique envoûtante et la magnifique scène sensuelle entre Mat & Max, n'est pas à la hauteur de son talent. Où est passé le Dolan d'antan ?
Les scènes entre les ami-es sont énervantes… une caméra à l'épaule sur-utilisée, qui en devient maladroite et étourdissante, des dialogues incompréhensibles et de bas niveau…
À part l'excellente, comme toujours, mère Anne Dorval, Gabriel D'Almeida Freitas, Pier-Luc Funk et Dolan lui-même, on repassera pour la distribution…
Ce film semble être une expérimentation de nouvelles formes de langage visuel, ce qui n'est pas mal en soi, mais pas besoin de nous prendre à partie.
Je crois d'ailleurs que les meilleures scènes sont celles sans dialogue.

lundi 7 octobre 2019

JOKER

Le Joker de Joaquin Phœnix

Un excellent film de Todd Phillips, saisissant et violent, mais où la cruauté est encore plus criante…
La performance de Joaquin Phœnix, qui n'a plus à prouver son immense talent, est spectaculaire !
Un reflet de la société, celle qui s'est forgée au fil des années par son grand besoin de capitalisme et de performance…
Arthur est un être qu'on a trompé, avili à force de sévices corporels et psychologiques, on l'a humilié, tabassé, au point de le laissé meurtri. Son rire, qui l'étouffe, se confond à des pleurs, trop longtemps contenus…
Il n'a pas le sentiment d'exister jusqu'au jour où il abat 3 hommes, dont il subit une agression. S'amorce alors un changement, on l'a remarqué, lui cet homme au masque de clown, il existe…
Sa vengeance lui donne un visage et il se fait justicier pour toutes les victimes de la société, comme lui… Il est le Joker qui ne blague pas…
Le commentaire de l'imam Hassan Guillet me revient à propos d'Alexandre Bissonnette, le tueur du Centre culturel islamique de Québec, en 2017. Il disait de lui qu'il était une des victimes.
C'est exactement ce que nous démontre ce film, comment la société crée des monstres à partir de ses propres victimes.
Peut-on leur pardonner malgré tout ?

jeudi 3 octobre 2019

Carmina et la Stabat Mater…


Carmina Burana de Carl Orff, repris par les Grands Ballets reste une pièce contemporaine, surtout ainsi adaptée par Edward Clug.
On ne peut s'empêcher de penser à Brueghel l'Ancien, avec cette faune humaine qui s'accroche à la vie, un peu comme de surcroît…
Précédé du Stabat Mater, tout aussi impressionnant ! 2 œuvres qui suscitent de grandes émotions.
Depuis un certain, je dis que je serai danseuse dans ma prochaine vie… cela me semble un art complet. Toutefois, je souhaite aussi pouvoir accomplir mon tour du monde, donc une artiste itinérante ou internationale…

dimanche 29 septembre 2019

L'amour et l'âge…

Juliette Binoche et François Civil . Photo : Journal Métro

Celle que vous croyez, le nouveau film de Safy Nebbou.
C'est l'amour au temps des réseaux sociaux… C'est aussi l'illusion et la déraison portées par la trahison et le refus du vieillissement.
Une Claire « Juliette » en quête de son Roméo, suite à une trahison amoureuse de la part d'un mari qui lui, se permet encore d'aimer une jeunette, en plus du rejet d'un amant trop jeune (…) Vengeance ?
Binoche troublante et troublée, dans un rôle à la hauteur de son talent. Le jeu, tout en retenue, de Nicole Garcia, la psy, est aussi d'une grande habileté et qui nous porte à la réflexion.

samedi 28 septembre 2019

Greta à Montréal…

Greta a séduit la foule en faisant plusieurs parallèles entre nos pays. Elle était visiblement très heureuse de la participation des Montréalais-es.
Photo : LE DEVOIR / capture d'écran

C'est sous la protection de l'ange du Mont-Royal
que s'est amorcée la manifestation.


C'était un rassemblement important et surtout très émouvant. Une fille de 16 qui réussit à mobiliser la population planétaire, c'est impressionnant !
Il y avait, selon les médias, près de 500,000 personnes de toutes les générations. C'est donc dire que le Québec est vert et j'espère que les dirigeant-es vont en tenir compte.

dimanche 22 septembre 2019

Ad Astra


Un film intéressant, mais qui m'a laissée un peu sur ma faim… J'en retiens toutefois l'aspect philosophique. On nous transporte à l'époque où est capable de voyager jusqu'à Neptune, donc aux confins de notre système solaire, mais sensiblement avec les mêmes technologies qu'aujourd'hui. Aberrant !
Il y a des scènes ajoutées strictement pour dynamiser le rythme qui pourrait être jugé trop lent ou sans surprise : une poursuite de « méchants » (il fallait bien…) et des singes de laboratoire devenus agressifs dont il faut se débarrasser. 2 scènes qui arrivent un peu à brûle-pourpoint et qui n'ajoutent rien au propos.
Effets visuels intéressants, ça va de soi et un Brad dont la sensibilité et le talent sont mis en évidence.
En fait, on nous pose la question « Pourquoi chercher la vie extra-terrestre si on n'est pas capable de communiquer et de prendre soin des personnes qui nous entourent ? »

dimanche 15 septembre 2019

j'oubliais…

…ma petite escapade d'une semaine dans le Bas St-Laurent…
Ç'a commencé par le mariage de mon neveu à Stoneham, un vrai de vrai mariage, comme le montre la photo.
Je ne me suis jamais autant amusée dans une fête. Un couple beau et dynamique.

Michelle, Charlotte et Sébastien

Ensuite avec Maude, on s'est arrêtée sur l'Île-Verte, où est née Léa Caron, ma grand-mère paternelle. Une belle petite île sur le St-Laurent où la végétation est luxuriante et bien protégée.

 En attendant le traversier…

On avait loué des vélos pour explorer l'île, tout en longueur avec ses 13 kilomètres. En plus de la mare à nénuphars ci-dessous, les alentours du phare sont parsemés d'églantiers.

Le phare et les nénuphars en fin de journée.

On a allumé un petit feu pour éloigner les moustiques et un homme est venu nous avertir que c'était interdit. En discutant, on a su où aller pour avoir des informations concernant les Caron de l'Île.

Un îlet sur le fleuve


On devait se rendre à Rimouski en essayant de faire du pouce. Il faut dire que la société a bien changé depuis mes 20 ans. L'individualisme a gagné le cœur des gens. C'est au moment où on pensait se rendre en taxi jusqu'à Trois-Pistoles et de là prendre un autobus, qu'une voiture s'est arrêtée.

L'homme connaissait une amie, un peu perdue de vue depuis au moins 15 ans… Nous avons passé un moment chez-elle avant d'aller en rejoindre une autre dans un 5 à 7. La rencontre de 2 personnes que je n'avais pas vues depuis tant d'années… wow ! la vie…

Nous avons passée 2 nuits à Rimouski chez Gabrielle, ma nièce et sœur de Maude. Nous sommes allées au Parc du Bic, autre bel endroit naturel. Pas de photo… On a terminé au Bôlac pour le 30e anniversaire de mariage de ma sœur, la mère des filles.



Je conclus avec mes petits tournesols, qui ont plutôt la taille des marguerites… À part le persil, c'est le seul résultat que j'ai eu de mes cultures estivales.

samedi 14 septembre 2019

Galaxies en évolution

Andromède . Photo : Istock

Je reprends mes bonnes habitudes pour continuer de parfaire mes connaissance sur l'univers.
Intéressant de comprendre comment se forment les galaxies et aussi comment elles disparaissent. Sans vouloir être alarmiste, notre voisine Andromède, qui s'approche à grande vitesse, entrera en collision avec la Voie lactée pour former une nouvelle galaxie.
Nous n'assisterons évidemment pas à ce phénomène, puisque (…) le soleil disparaîtra bien avant.
Ce n'était qu'un des points cités lors de cette conférence de Nathalie Ouellet* au Planétarium.

* Coordonnatrice de l'iREx de l'Université de Montréal
  iREx : Institut de recherche sur les exoplanètes

Parlons encore de cinéma…


Comme si je ne faisais que ça… aller au cinéma.

« Le chant de la forêt » de João Salaviza et Renée Nader Messora, est une collaboration Brésil-Portugal, présenté au Festival Présence Autochtone et primé à Cannes : Un certain regard.
Ce film nous présente la réalité des Chamans d'Amazonie, soit la communication avec les forces de la nature, tout comme avec les esprits.
Ihjãc qui, d'après ses aptitudes, devrait devenir Chaman, s'enfuit pour échapper à ses responsabilités.
Un film sensible et qui peut sembler peu réaliste si on ne sait pas ce qu'implique être Chaman.

Dans un tout autre registre, mais toujours en lien aux Autochtones, à qui on semble vouloir redonner l'importance qu'ils méritent, « Museo » film mexicain de Alonzo Ruizpalacios, Ours d'argent du meilleur scénario à la Berlinale.
On nous démontre l'importance de l'art maya à travers la collection d'envergure du Musée national d'anthropologie de Mexico.
Ce film s'inspire d'un fait réel qui a secoué le pays à la veille de Noël 1985. On y démontre également comment peuvent disparaître des pièces d'une valeur inestimable aux mains de collectionneurs étrangers.

Ici, le lien se fait par la nature… et le besoin de vivre librement.
Photo : TIFF / Toronto International Film Festival
« Il pleuvait des oiseaux » de Louise Archambault, film d'une grande sensibilité.
On nous oblige à réfléchir au vieillissement, mais surtout à la vie, à la liberté, de penser, de choisir la façon dont on veut vivre et surtout de mourir. Film d'actualité avec le débat entourant les nouvelles mesures à prendre pour l'aide médicale à mourir.
Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte et Rémy Girard sont remarquables. 3 personnages différents, tant par leur passé que par les raisons qui les incitent à fuir la société.
Un film qui s'est inspiré du roman de Jocelyne saucier.

vendredi 26 juillet 2019

Once upon a time… Tarantino


Disons que c'est du Tarantino avec des longueurs… toutefois les têtes d'affiche sont impeccables, jusqu'à Pacino. J'admets que Di Caprio a un registre de jeu assez impressionnant ! Il y a d'ailleurs une scène où son personnage Rick a un échange avec une petite actrice, dont le jeu est remarquable ! Julia Butters, qui n'a que 10 ans, mais déjà du métier…
Et je me doutais bien, en voyant le pitbull de Cliff (Brad Pitt), qu'il y aurait de la charpie… d'une violence digne de ce mangeur de chair… une référence au meurtre de Sharon Tate… waaash !
Bon, on passe en revue une époque cinématographique et je crois que mes repères ne suffisent pas pour apprécier toute la subtilité de ce maître de l'ironie, mais j'ai ri… aussi souvent que j'ai détourné la tête ou lâché un cri ? je ne sais plus…
C'est un bon divertissement, si on exclut la violence à la "pitbull" et encore une fois, c'est un film dans un film, à la Tarantino…

jeudi 20 juin 2019

La femme de mon frère

Photo : Cinoche.com

J'ai été sidérée par le générique d'ouverture, qui est presque ridicule. J'ai ri à quelques moments, mais pas autant que je l'espérais.
On sent bien l'influence de Dolan dans le rythme et le ton, qui deviennent parfois agaçants. Il va de soi que la maîtrise du mentor n'y est pas.
La relation frère-sœur est touchante, même si presque impudique parfois…
C'est bon ! considérant que c'est un 1er film et tout de même divertissant, malgré ses maladresses.

dimanche 2 juin 2019

SOIFS Matériaux

Photo : Stéphanie Jasmin / FTA

Comment décrire cet événement théâtral, puisqu'il en est…
Une œuvre de maîtres, à l'écriture, à la mise en scène et aux jeux. Un spectacle qui nous transporte dans l'univers de Marie-Claire Blais, sans interruption narrative… tout comme le texte sans ponctuation, caractéristique de son écriture.
Denis Marleau a su respecter et mettre en valeur l'œuvre de cette auteure particulière, qui nous présente des personnages qu'elle décrit avec une familiarité qui laisse à penser que ce sont des fréquentations… Aucun voile sous sa plume : prostitution, féminisme, racisme, extrémisme, sida, tout y passe…
22 interprètes, dont Emmanuel Schwartz, Anne-Marie Cadieux, Sophie Cadieux… dont le jeu s'accorde à la scénographie imaginative, construite à partir d'images-vidéos recueillies à Key West par Stéphanie Jasmin. Des images qui défilent au rythme du quatuor, qui fait aussi partie du décor et qui impose un effort de concentration supplémentaire aux comédien-nes.
Un jeu impeccable, à part quelques petits trébuchements sur les mots, qui s'enchaînent sur un débit soutenu et parfois rapide, suggérant aussi l'absence de ponctuation du texte original.
Une partie de l'équipe, dont Marie-Claire Blais, a participé à la discussion après la représentation, d'une durée de près de 4 heures, sans souffrir de longueurs…
Ce spectacle présenté au FTA sera repris en salle au printemps 2020.