lundi 21 septembre 2020

Emmanuel et Zébrina…

Photo : Yves Renaud / TNM

Comment qualifier le jeu de ce comédien de grand talent sans tomber dans l'adulation ?

Une heure et demie, seul sur scène, sans jamais trébucher sur son texte, sans jamais perdre l'accent que le personnage du bibliothécaire hollandais exige… sans jamais s'égarer…

Emmanuel Schwartz est un grand personnage scénique. On le suit dans son enquête de la Hollande à l'Angleterre, en Australie, en Chine… à découvrir de nouvelles pièces à conviction; à nous intriguer d'un indice à l'autre, à la recherche de cet usager dont le livre a été retourné et emprunté 133 ans plus tôt.

La mise en scène de François Girard, empreinte de créativité, nous met dans l'ambiance d'une histoire qui devient un grand divertissement.

jeudi 10 septembre 2020

La contrition…


La vie mensongère des adultes

Ce livre de 400 pages m'a fascinée presqu'autant que la saga précédente. Il est ici question de féminité, de sexualité, de mensonge, de tromperie, de religion et de contrition…

Elena Ferrante nous entraîne encore à Napoli, avec ses quartiers et ses personnages felliniens, où on suit Giovanna, d'une grande curiosité, qui scrute les états d'âme des gens qui l'entourent.

En toile de fond, l'Italie du Vatican, religieuse et restrictive, mais surtout traîtresse et mensongère.

Giovanna délaisse le quartier des mieux nantis pour découvrir les racines de sa famille et les gens moins polis, dans tous les sens du terme. Des gens qui rient, qui hurlent, qui pleurent, qui ne se mentent pas… et qui en arrivent même à vivre la colère et la rupture.

Elle laisse derrière elle le lustre de l'hypocrisie pour découvrir la vie, pour aller vers sa nature rebelle et nourrir son intelligence, par elle-même, à sa façon, par l'expérience.

Il y a aussi le besoin de ne pas être parfaite et avant tout, ne pas être à la merci des hommes. Il y a donc l'urgence de perdre cette virginité qui freine et du coup, devenir une fille libre et avertie. Ses propos et questionnements nous révèlent, habilement, la fausseté du discours religieux.

Nous vivions une grande époque, où on découvre bien des vérités. Tout comme Yuval Noah Harari et Amélie Nothomb, Elena Ferrante veut démystifier ce qui se cache derrière Dieu…

Série Déesse . Argile . 2015

Je travaille moi-même sur les déesses et les dieux depuis mon voyage en Inde, en 2012.


samedi 29 août 2020

TENET


Le titre illustre bien le propos, qui porte sur l'inversion du temps… Ce n'est pas aussi subtile que dans Inception, qui était spectaculaire pour ses effets spéciaux.

Ici, le spectaculaire vient du fait que tout est tourné en décor naturel, à couper le souffle, parfois grandiose ! Mais, puisqu'il y a toujours un mais, étant un film d'ACTION… les scènes où s'inverse le temps ne sont que celles de combat, encore faut-il apprécier… ce qui n'est pas mon cas.

Bref ! John David Washington n'est pas tombé très loin de l'arbre et il a la démarche de son père. Talentueux, tout comme… il incarne le protagoniste, meneur de mission pour sauver la planète. Il était tout aussi remarquable dans BlacKkKlansman, sous un autre registre. Il a également joué un élève de Malcom X dans le film du même nom, toujours de Spike Lee.

Il est accompagné de Robert Pattinson, agent spécial, parfois à l'allure un peu chic négligé, que je n'avais jamais vu jouer. Personnage intéressant, qu'on devine complice, tout en étant secret.

Kenneth Branagh y joue l'homme tout puissant qui tient le sort de l'humanité entre ses mains. Son jeu est théâtral, presque démoniaque, impressionnant !

Le scénario recèle quelques belles astuces, qui nous font apprécier le film malgré les pétarades et les courses folles, dans tous les sens (…). En plus d'écrire et de réaliser, Christopher Nolan produit son film.

Création du logotype : Par Syncopy Films

https://mzprod.s3.amazonaws.com/uploads/photo/file/362671/large_fedd14a33c01a1e0be49f7cf320a34e5-tenet-logo-nolan.jpg

marque déposée : https://fr.wikipedia.org/w/index.php?curid=13191698

samedi 22 août 2020

Un cœur nomade

Quel beau parcours urbain littéraire et pictural !
Dany Laferrière nous offre un de ses romans graphiques
à sa taille, grandiose !
Il nous fait voyager de Port-au Prince à Montréal,
en passant par Miami et de Montréal à Paris…
Sensibilité et générosité.





dimanche 16 août 2020

Femme(e)


Le film qui nous fait sourire, pleurer, crier, si on le pouvait… qui nous fait prendre conscience du manque de liberté que subissent les femmes dans le monde.

On partage leur vision d'elles-mêmes, du regard des autres, de leur relation avec les hommes, de leur sexualité, de la violence qui les détruit ou les rend plus fortes, de l'exploitation et de la traite humaine, mais aussi de l'amour…

On en retient leur force et leur courage. Touchant, émouvant, déchirant, éprouvant, révoltant !

Il n'y avait que des femmes dans la salle de cinéma. Ce sont pourtant les hommes qui doivent voir ce film…

dimanche 9 août 2020

Enfin de l'art…

Encoder/Décoder . Expérience interactive . 2020

Je suis allée à l'Arsenal, surtout pour voir Cercanìa de Rafael Lozano-Hemmer. Une expérience immersive qui nous baigne dans une atmosphère sonore et visuelle. Mes vidéos ne sont pas très représentatives…

J'ai apprécié tout autant la collection permanente qui présente des artistes jeunes et créatifs.

Graham Caldwell . Compound Eye . 2008


Faig Ahmed . Gautama . 2017
Tapis de laine fait à la main . 284 x 378 cm

Xu Zhen . Under Heaven . 2015
Huile sur toile, aluminium . 250 x 180 x 14 cm

Juliana Cerqueira Leite . Cinq à sept 1 . 2017
Hydrocal, plâtre, acier, pigments
54,34 x 55,88 x 177,80 cm






dimanche 19 juillet 2020

Nuestras madres


Un film de César Diaz, qui nous présente ces femmes qui ont subi des violences pendant la guerre civile au Guatemala. Elles témoignent et dénoncent leurs agresseurs pour retrouver leur dignité et pouvoir récupérer les corps des hommes dont elles partageaient la vie.
On est touché-es par leur histoire et choqué-es par tant d'inhumanité.

Nous étions 2 dans la salle, donc un grand respect des consignes de distanciation physique…

dimanche 12 juillet 2020

Suspect # 1

Alain Olivier . Photo : La Presse

Je tiens d'abord à saluer l'extraordinaire détermination dont a fait preuve Alain Olivier, que j'ai eu la chance de rencontrer. Il sortait tout juste de cet enfer, une histoire choquante par le manque d'humanisme dont il a souffert pendant 8 ans.

Il s'est donné comme mission de dénoncer l'injustice dont il a fait l'objet pendant toutes ces années passées dans une prison de Thaïlande, suite à une machination orchestrée par la GRC…

Il a tout fait pour dénoncer les autorités… dont rencontrer les journalistes et écrire son histoire avec l'aide de Normand Lester : Prisonnier à Bangkok.

De fil en aiguille, les journaliste se sont intéressé à cet emprisonnement illégal d'un Québécois en Thaïlande, qu'on préférait laisser crever plutôt que de voir éclater la vérité. De Pierre Foglia à François Lévesque, de Victor Malarek à Daniel Roby, on dévoile enfin la vérité toute crue et hallucinante…

Photo : Les Films Séville

Le jeu d'Antoine Olivier Pilon est criant de vérité, démarche, mimique, regard, tout nous rappelle Alain… qu'on voudrait pouvoir aider, mais il a réussi presque seul à confronter cette immense machine que représentent les autorités.

Bravo Alain ! et profite maintenant de ta liberté.

vendredi 22 mai 2020

l'aventure…


Guillaume Dulude, docteur en neuropsychologie, est le type parfait de l'aventurier. TRIBAL est une série, en 7 épisodes, qui nous permet de le suivre dans des tribus nomades d'Afrique et d'Asie. C'est tout simplement fascinant. Son approche est simple, passer quelques jours avec les gens pour partager leur quotidien et leurs coutumes.
Il était chez les Orang Rimba (hommes de la forêt) en Indonésie et ça m'a ramenée en Amazonie… Il y a vraiment beaucoup de similitudes, tant au niveau des coutumes que de l'environnement.

Photo peinte : Éliésé et son père
La tête ornée de plumes, avec la famille dans la Maloca,
l'habitation traditionnelle.

Pour suivre Guillaume : www.tv5unis.ca/tribal/saisons/1

dimanche 17 mai 2020

souvenir… souvenir…

Salar de Uyuni . Bolivia . 2018

Je rêve du prochain voyage, sur les traces de l'aventure humaine et de la mutation des peuples…