samedi 12 octobre 2019

FNC


Compte-rendu des films vus lors du festival, en faisant la mise à jour de cette publication au fur et à mesure.


Vendredi 11 • ATLANTIQUE • Mati Diop • France/Sénégal/Belgique • 2019
On est ici en présence d'une société dont les croyances dépassent la réalité connue et acceptée de la majorité.
Il est question d'une fable, parce qu'il est difficile de croire aux esprits… Ce film raconte comment les esprits de gens disparus reviennent dans le corps de personnes vivantes pour exprimer leur mécontentement.

jeudi 10 octobre 2019

Où est Dolan ?…

Photo : diaphana.fr

Je suis fanatique de Dolan, mais pas au point d'aimer tout ce qu'il fait, même si je vois tout, car il a un réel talent mais… je questionne ces derniers choix.
Ce petit film voulait sûrement rattraper le trop ambitieux Ma vie avec John F. Donovan qui se voulait mirobolant, mais sans âme…
Toujours est-il que ce film, à part ces magnifiques images en mouvement supportées par une musique envoûtante et la magnifique scène sensuelle entre Mat & Max, n'est pas à la hauteur de son talent. Où est passé le Dolan d'antan ?
Les scènes entre les ami-es sont énervantes… une caméra à l'épaule sur-utilisée, qui en devient maladroite et étourdissante, des dialogues incompréhensibles et de bas niveau…
À part l'excellente, comme toujours, mère Anne Dorval, Gabriel D'Almeida Freitas, Pier-Luc Funk et Dolan lui-même, on repassera pour la distribution…
Ce film semble être une expérimentation de nouvelles formes de langage visuel, ce qui n'est pas mal en soi, mais pas besoin de nous prendre à partie.
Je crois d'ailleurs que les meilleures scènes sont celles sans dialogue.

lundi 7 octobre 2019

JOKER

Le Joker de Joaquin Phœnix

Un excellent film de Todd Phillips, saisissant et violent, mais où la cruauté est encore plus criante…
La performance de Joaquin Phœnix, qui n'a plus à prouver son immense talent, est spectaculaire !
Un reflet de la société, celle qui s'est forgée au fil des années par son grand besoin de capitalisme et de performance…
Arthur est un être qu'on a trompé, avili à force de sévices corporels et psychologiques, on l'a humilié, tabassé, au point de le laissé meurtri. Son rire, qui l'étouffe, se confond à des pleurs, trop longtemps contenus…
Il n'a pas le sentiment d'exister jusqu'au jour où il abat 3 hommes, dont il subit une agression. S'amorce alors un changement, on l'a remarqué, lui cet homme au masque de clown, il existe…
Sa vengeance lui donne un visage et il se fait justicier pour toutes les victimes de la société, comme lui… Il est le Joker qui ne blague pas…
Le commentaire de l'imam Hassan Guillet me revient à propos d'Alexandre Bissonnette, le tueur du Centre culturel islamique de Québec, en 2017. Il disait de lui qu'il était une des victimes.
C'est exactement ce que nous démontre ce film, comment la société crée des monstres à partir de ses propres victimes.
Peut-on leur pardonner malgré tout ?

jeudi 3 octobre 2019

Carmina et la Stabat Mater…


Carmina Burana de Carl Orff, repris par les Grands Ballets reste une pièce contemporaine, surtout ainsi adaptée par Edward Clug.
On ne peut s'empêcher de penser à Brueghel l'Ancien, avec cette faune humaine qui s'accroche à la vie, un peu comme de surcroît…
Précédé du Stabat Mater, tout aussi impressionnant ! 2 œuvres qui suscitent de grandes émotions.
Depuis un certain, je dis que je serai danseuse dans ma prochaine vie… cela me semble un art complet. Toutefois, je souhaite aussi pouvoir accomplir mon tour du monde, donc une artiste itinérante ou internationale…

dimanche 29 septembre 2019

L'amour et l'âge…

Juliette Binoche et François Civil . Photo : Journal Métro

Celle que vous croyez, le nouveau film de Safy Nebbou.
C'est l'amour au temps des réseaux sociaux… C'est aussi l'illusion et la déraison portées par la trahison et le refus du vieillissement.
Une Claire « Juliette » en quête de son Roméo, suite à une trahison amoureuse de la part d'un mari qui lui, se permet encore d'aimer une jeunette, en plus du rejet d'un amant trop jeune (…) Vengeance ?
Binoche troublante et troublée, dans un rôle à la hauteur de son talent. Le jeu, tout en retenue, de Nicole Garcia, la psy, est aussi d'une grande habileté et qui nous porte à la réflexion.

samedi 28 septembre 2019

Greta à Montréal…

Greta a séduit la foule en faisant plusieurs parallèles entre nos pays. Elle était visiblement très heureuse de la participation des Montréalais-es.
Photo : LE DEVOIR / capture d'écran

C'est sous la protection de l'ange du Mont-Royal
que s'est amorcée la manifestation.


C'était un rassemblement important et surtout très émouvant. Une fille de 16 qui réussit à mobiliser la population planétaire, c'est impressionnant !
Il y avait, selon les médias, près de 500,000 personnes de toutes les générations. C'est donc dire que le Québec est vert et j'espère que les dirigeant-es vont en tenir compte.

dimanche 22 septembre 2019

Ad Astra


Un film intéressant, mais qui m'a laissée un peu sur ma faim… J'en retiens toutefois l'aspect philosophique. On nous transporte à l'époque où est capable de voyager jusqu'à Neptune, donc aux confins de notre système solaire, mais sensiblement avec les mêmes technologies qu'aujourd'hui. Aberrant !
Il y a des scènes ajoutées strictement pour dynamiser le rythme qui pourrait être jugé trop lent ou sans surprise : une poursuite de « méchants » (il fallait bien…) et des singes de laboratoire devenus agressifs dont il faut se débarrasser. 2 scènes qui arrivent un peu à brûle-pourpoint et qui n'ajoutent rien au propos.
Effets visuels intéressants, ça va de soi et un Brad dont la sensibilité et le talent sont mis en évidence.
En fait, on nous pose la question « Pourquoi chercher la vie extra-terrestre si on n'est pas capable de communiquer et de prendre soin des personnes qui nous entourent ? »

dimanche 15 septembre 2019

j'oubliais…

…ma petite escapade d'une semaine dans le Bas St-Laurent…
Ç'a commencé par le mariage de mon neveu à Stoneham, un vrai de vrai mariage, comme le montre la photo.
Je ne me suis jamais autant amusée dans une fête. Un couple beau et dynamique.

Michelle, Charlotte et Sébastien

Ensuite avec Maude, on s'est arrêtée sur l'Île-Verte, où est née Léa Caron, ma grand-mère paternelle. Une belle petite île sur le St-Laurent où la végétation est luxuriante et bien protégée.

 En attendant le traversier…

On avait loué des vélos pour explorer l'île, tout en longueur avec ses 13 kilomètres. En plus de la mare à nénuphars ci-dessous, les alentours du phare sont parsemés d'églantiers.

Le phare et les nénuphars en fin de journée.

On a allumé un petit feu pour éloigner les moustiques et un homme est venu nous avertir que c'était interdit. En discutant, on a su où aller pour avoir des informations concernant les Caron de l'Île.

Un îlet sur le fleuve


On devait se rendre à Rimouski en essayant de faire du pouce. Il faut dire que la société a bien changé depuis mes 20 ans. L'individualisme a gagné le cœur des gens. C'est au moment où on pensait se rendre en taxi jusqu'à Trois-Pistoles et de là prendre un autobus, qu'une voiture s'est arrêtée.

L'homme connaissait une amie, un peu perdue de vue depuis au moins 15 ans… Nous avons passé un moment chez-elle avant d'aller en rejoindre une autre dans un 5 à 7. La rencontre de 2 personnes que je n'avais pas vues depuis tant d'années… wow ! la vie…

Nous avons passée 2 nuits à Rimouski chez Gabrielle, ma nièce et sœur de Maude. Nous sommes allées au Parc du Bic, autre bel endroit naturel. Pas de photo… On a terminé au Bôlac pour le 30e anniversaire de mariage de ma sœur, la mère des filles.



Je conclus avec mes petits tournesols, qui ont plutôt la taille des marguerites… À part le persil, c'est le seul résultat que j'ai eu de mes cultures estivales.

samedi 14 septembre 2019

Galaxies en évolution

Andromède . Photo : Istock

Je reprends mes bonnes habitudes pour continuer de parfaire mes connaissance sur l'univers.
Intéressant de comprendre comment se forment les galaxies et aussi comment elles disparaissent. Sans vouloir être alarmiste, notre voisine Andromède, qui s'approche à grande vitesse, entrera en collision avec la Voie lactée pour former une nouvelle galaxie.
Nous n'assisterons évidemment pas à ce phénomène, puisque (…) le soleil disparaîtra bien avant.
Ce n'était qu'un des points cités lors de cette conférence de Nathalie Ouellet* au Planétarium.

* Coordonnatrice de l'iREx de l'Université de Montréal
  iREx : Institut de recherche sur les exoplanètes

Parlons encore de cinéma…


Comme si je ne faisais que ça… aller au cinéma.

« Le chant de la forêt » de João Salaviza et Renée Nader Messora, est une collaboration Brésil-Portugal, présenté au Festival Présence Autochtone et primé à Cannes : Un certain regard.
Ce film nous présente la réalité des Chamans d'Amazonie, soit la communication avec les forces de la nature, tout comme avec les esprits.
Ihjãc qui, d'après ses aptitudes, devrait devenir Chaman, s'enfuit pour échapper à ses responsabilités.
Un film sensible et qui peut sembler peu réaliste si on ne sait pas ce qu'implique être Chaman.

Dans un tout autre registre, mais toujours en lien aux Autochtones, à qui on semble vouloir redonner l'importance qu'ils méritent, « Museo » film mexicain de Alonzo Ruizpalacios, Ours d'argent du meilleur scénario à la Berlinale.
On nous démontre l'importance de l'art maya à travers la collection d'envergure du Musée national d'anthropologie de Mexico.
Ce film s'inspire d'un fait réel qui a secoué le pays à la veille de Noël 1985. On y démontre également comment peuvent disparaître des pièces d'une valeur inestimable aux mains de collectionneurs étrangers.

Ici, le lien se fait par la nature… et le besoin de vivre librement.
Photo : TIFF / Toronto International Film Festival
« Il pleuvait des oiseaux » de Louise Archambault, film d'une grande sensibilité.
On nous oblige à réfléchir au vieillissement, mais surtout à la vie, à la liberté, de penser, de choisir la façon dont on veut vivre et surtout de mourir. Film d'actualité avec le débat entourant les nouvelles mesures à prendre pour l'aide médicale à mourir.
Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte et Rémy Girard sont remarquables. 3 personnages différents, tant par leur passé que par les raisons qui les incitent à fuir la société.
Un film qui s'est inspiré du roman de Jocelyne saucier.