vendredi 17 janvier 2020

SCANDALE

Photo : cinoche.com

Un film qui expose le SCANDALE impliquant Roger Ailes, le fondateur de Fuck News, oups ! Fox News…
Il est dénoncé par une journaliste mise à pied suite à son refus de lui accorder des faveurs sexuelles et soutenue par une lectrice de nouvelle et une collègue, qui finit par démissionner après avoir été victime de ce vieux cochon.
Incroyable de se rendre compte que même en 2016 ce genre de chose était encore possible.
Les 3 actrices sont merveilleuses, même si présentées à la manière Barbie au départ et qui se révèlent au naturel petit à petit.
Charlize Theron est impressionnante ! Cette femme a la capacité de se transformer à volonté. Il s'agit de se rappeler Monster, où elle était méconnaissable.
Chapeau aussi à Nicole Kidman et Margot Robbie, qui a encore un rôle de belle fille, mais moins accessoire que dans Once upon a time… in Hollywood.
Un film à voir pour le fond plus que pour la forme.

mercredi 1 janvier 2020

Le chant des noms

Luke Doyle dans le rôle de Dovid'l Weinberg.
Photo : Sabrina Lantos

Le dernier film de François Girard d'une grande sensibilité, émouvant et pas seulement pour les amateur-es de violon.
Le scénario est bien ficelé, les images sont superbes et le jeu des acteurs est de grande qualité. À remarquer le jeune Luke Doyle qui personnifie Dovidl à l'âge de 13 ans. On ne peut pas se tromper avec de grandes pointures comme Tim Roth et Clive Owen dans le rôle des garçons à l'âge adulte.
À voir !

dimanche 8 décembre 2019

Lions d'Or de Cannes

Ce sont les droits humains qui gagnent la partie, particulièrement les droits des enfants à être des enfants. Des images de qualité et percutantes. BRAVO !


Voir la vidéo sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=h88CKWRy-cE&list=PLKKd8x83VlTZF6bPuBrUFSyu6tk814LIB&index=1

samedi 7 décembre 2019

Les momies du MBAM

Sarcophage intérieur de Toutânkhamon

Sarcophage au Musée du Caire

Le Musée des Beaux-Arts présente une collection de 6 momies du British Museum, provenant sûrement de tombeaux de la Vallée des Rois qui ont été pillés.
Rien à comparer à la collection qu'on peut admirer au Musée égyptien du Caire, dont fait partie tout le contenu de la chambre funéraire où a été inhumé Toutânkhamon et qui demeure la propriété du Caire. À noter qu'il n'a pas eu le temps de préparer son tombeau. 
Howard Carter fut le 1er à entrer dans ce caveau où le sarcophage et les effets personnels du jeune pharaon étaient empilés. Ce roi mort, tout au plus à 20 ans, reste le plus célèbre des dirigeants d'un pays.
On peut y côtoyer d'autres « personnages » dont Isis, Anubis, Néfertiti, Ramses, Kheops, Khephren… pour n'en citer que quelques-un-es.
À lui seul, le Musée vaut un détour par Le Caire, à proximité de Gizeh et de ses pyramides.

Le Tigre bleu…

Photo : Yanick MacDonald

Emmanuel Schwartz nous invite à la mort d'Alexandre, qui fut grand dès son jeune âge. Attisée par la domination des territoires ennemis, sa passion l'aura mené à vivre les plus grandes aventures politiques et guerrières de l'Antiquité. Fasciné par l'Orient et le Tigre bleu de l'Euphrate*, il aura conquis la Perse.
C'est toutefois la performance du comédien dont il est question. Schwartz, déjà un grand nom du théâtre, réussit à nous entraîner dans une épopée lyrique à travers les nombreuses batailles du fougueux et intrépide Alexandre. Une tirade de 90 minutes qui relate, sans temps mort et sans ennui, les aléas et mémoires de ce roi fougueux et d'une grande sensibilité.
Du grand art théâtral porté par Schwartz le Grand.

* Est-il question de animal façonné de lapis-lazuli ou du célèbre fleuve de Mésopotamie, qui rejoint l'Euphrate ? Une chose est certaine, Alexandre le voit…

dimanche 1 décembre 2019

ARTS VISUELS


Une exposition immersive où de grand-es artistes contemporain-es nous font planer à travers leurs réalités virtuelles au point de nous étourdir.

Équipé-es d'un casque et de manettes, on y passe 2 heures sans ennui, passant de la Lune aux profondeurs abyssales d’un imaginaire débridé et vertigineux.

Marina Abramović, Olafur Eliasson, Laurie Anderson, Antony Gormley, Paul McCarthy… partagent le fruit de leur imagination sur des thèmes d’actualité et/ou parfois loufoques.
J’ai particulièrement aimé les 3 installations de Laurie Anderson, dont j’aime aussi l’univers musical.
Je crois que les personnes souffrant de vertige devraient d'abstenir.

vendredi 29 novembre 2019

L'art du mensonge

Photo : Le Devoir

Est bien pris qui croyait prendre… On est nous mêmes floué-es par ce duo magnifique formé de Helen Mirren et Ian McKellen, qui nous mènent en bateau du début à la fin.
Les scènes du passé sont peut-être un peu longues, mais finissent par élucider certaines mystères concernant nos adorables vieux escrocs.

dimanche 24 novembre 2019

ANTIGONE

Cinoche.ca

Ni de Sophocle, ni de Brecht, ni de Cocteau, mais bien de Sophie Desraspe, qui représentera le Canada aux Oscars.
Antigone contre les forces de l'ordre, contre l'aberration du système juridique, contre les usages dictées par la toge… mais pour l'intégrité, les sentiments nobles et l'humanisme.
Dans un contexte actuel, l'histoire se trame autour de l'immigration, les gangs de rue, le sentiment d'appartenance.
Desraspe transpose les faits d'actualité selon Sophocle. Antigone, devenue un modèle pour la jeunesse rebelle qui se moque, comme elle, des conventions empesées de la cour (de justice).
Antigone, guidée par les lois de son cœur, choisira donc de retourner à sa terre natale, plutôt que de mentir et d'avoir droit à la clémence de l'état.
Un bémol, le fait d'avoir repris les prénoms de la tragédie grecque. Celui d'Antigone aurait amplement suffit pour illustrer le talent de la jeune Nahéma Ricci.

mercredi 20 novembre 2019

The Crown


Je suis touchée par l'attitude du duc Philip d'Édimbourg, qui cherche un sens à sa vie d'époux royal et par son fils Charles, embrassant la cause du pays de Galles en devenant le prince. Un héritier trop humain pour accéder au trône… artiste et sensible.
Olivia Colman habite à merveille le costume de la reine Elizabeth II, rigide et sans compassion.

dimanche 10 novembre 2019

CINÉMA… cinéma…


Encore un Festival, français cette fois… Des films sortis cette année ou qui seront bientôt en salle.

10-11 : La PLUS BELLE ANNÉE D'UNE VIE . Claude Lelouch
Un film sur la mémoire, le temps qui passe et l'importance de vivre le moment présent, même si Lelouch nous ramène en 1966, à de beaux moments de « Un homme et une femme ».
Le regard d'Anouck Aimée est toujours aussi captivant et Jean-Louis, toujours aussi « Trintignant », continue de nous séduire malgré son âge.
C'est un beau film, avec quelques effets visuels qui se superposent aux souvenirs.

09-11 : LA BELLE ÉPOQUE . Nicola Bedos
Un film à voir absolument ! Le cinéma français se renouvelle. Hilarant ! Émouvant ! Une belle brochette : Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Fanny Ardant, Doria Tillier, Pierre Arditi, Denis Podalydès…
C'est un fil savoureux !

15-11 : ALICE ET LE MAIRE . Nicolas Pariser
Lucchini toujours aussi convaincant, même dans le rôle exigeant le sérieux d'un politicien blasé.
Un cours de politique sous la forme d'un discours bien avec la complicité d'Alice, la jeune libératrice du maire, trop à l'étroit dans son beau costume bleu empesé.
Un film un peu trop linéaire et sans surprise. On aurait préféré une petite révolte et pas seulement à travers les mots…
Petites erreurs de continuité.

ROUBAIX, UNE LUMIÈRE . Arnaud Desplechin
On nous entraîne dans un quartier malfamé où plusieurs méfaits sont commis par des petites voyous pour nous faire entrer dans le vif du sujet. On assiste par la suite au dénouement de l'histoire avec un Zem Roschdy en commissaire expérimenté qui dénoue les frasques de Léa Seydoux et Sara Forestier. Ce trio nous offre une performance digne de leur talent respectif.
Quelques éléments qui portent à confusion dans le scénario.

16-11 : L'ADIEU À LA NUIT . André Téchiné
Sur le thème de la radicalisation, ce film explique comment on décide de tout lâcher pour aller à la guerre contre les mécréants. Heureusement ! les mailles du filet sont de plus en plus serrées et on arrive à les freiner.

17-11 : LA VÉRITÉ . Hirokazyu Kore-eda
Voir ce film, ne serait-ce que pour le rapport entre Catherine Deneuve et Juliette Binoche, mère et fille, actrice et réalisatrice.
Leur relation est mise en lumière par celui des actrices du film qui se tourne en parallèle et où Catherine tient le rôle de la fille abandonnée par la mère qui s'exile dans l'espace pour ne pas vieillir…
De la science-fiction qui aide à comprendre le lien entre ces 2 femmes, dont la relation a été occultée par le vedettariat de Catherine.
Ethan Hawke joue le mari et papa acteur "cool" de New-York, qui parle à peine le français, mais fan de la grande Catherine.
On assiste à un film dans un film qui met en scène des actrices et acteurs qui jouent presque leur rôle dans la vie. Intéressant ! et une Catherine chiante à souhait…