mercredi 4 août 2021

Sam


Hum ! Une certaine déception pour cette histoire un peu invraisemblable sous certains aspects. On est souvent sur le qui-vive, vivant des émotions fortes, à se demander si ce n'est pas l'unique but de ce film. On en ressort d'ailleurs sans trop comprendre ce qu'on doit en retenir…

Une très bonne distribution toutefois. Antoine-Olivier Pilon, malgré son jeune âge, n'a plus besoin de faire ses preuves. Il évolue d'un rôle à l'autre avec aisance et professionnalisme.

Un bonheur aussi de voir Stéphane Rousseau, tout aussi bon dans un rôle dramatique qu'en humour. Il devrait jouer plus souvent.

Je n'avais pas vu le 1er film de Yan England, mais…

Et pour les personnes qui font un rapprochement avec Nadia Butterfly, il n'y a pas à s'inquiéter, ce n'est pas un film sur la natation.

Une petite critique graphique : j'aurais placé les 4 noms du haut à gauche de l'affiche, sur la verticale. Ça aurait dégagé la tête, tout en dynamisant l'espace.

Kaamelott


Un budget énorme pour ce film d'Alexandre Astier, qui interprète le roi Arthur. Un film qui se veut drôle, mais qui n'arrive pas à la cheville des aventures d'Astérix. Un manque d'humour ou plutôt un humour niais, sans subtilité. On est loin de l'excellent et très drôle:Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d'Alain Chabat.

Je souligne toutefois l'excellente interprétation de Sting. Il personnifie le Danois Horsa, fondateur du 1er royaume anglo-saxon: Kent, dans le sud-est de l'Angleterre. Son jeu le rend intransigeant et froid, au point de le transformer physiquement.

mercredi 7 juillet 2021

Beans


Beans est une fiction réalisée par Tracey Deer, qui raconte la crise d'Oka de 1990 à Kanesatake.

Le scénario s'appuie sur des souvenirs vécus à l'époque par la réalisatrice. Le tournage a eu lieu à Kahnawake et Montréal en 2019.

On ne sort pas de ce film sans la honte de faire partie de la majorité blanche, même en ayant des origines autochtones. Je partais à l'époque pour la Bolivie, disant fuir cette barbarie qu'on imposait aux Premières Nations.

Kiawenti:io Tarbell est une jeune Mohawk de la communauté Akwesasne et une artiste accomplie. Elle est également chanteuse, auteure et peintre.

Un film à voir pour se réconcilier avec soi-même…

dimanche 6 juin 2021

Souterrain


Encore un film coup de poing de Sophie Dupuis. Cette fille a une grande sensibilité et un talent incroyable. Dans un tout autre registre, mais aussi fort que « Chien de garde ».
On est collé à la peau des mineurs, on sent la pression qu'ils vivent à tout instant. Des histoires en parallèle qui nous amènent petit à petit à de l’émotion pure.
Évidemment, Théodore Pellerin y est pour quelque chose. Ce gars a un talent grandiose, c'est un diamant brut. Son compagnon de jeu, Joakim Robillard, est aussi très bon et James Hyndman, convainquant et touchant.
À ne pas manquer, sans oublier les mouchoirs…

samedi 29 mai 2021

Cruella

Emma Stone personnifiant Cruella

Ce pourrait être aussi « Emma vs Emma », tellement le film de Craig Gillepsie les met en parfaite opposition. Emma Stone en Cruella géniale et excentrique et Emma Thompson en Baronne empesée jusque dans ses vêtements… Toutefois, les apparitions de l'une comme de l'autre ne sont que jouissances visuelles. Tout le film, qui se déroule à Londres dans le milieu de la mode des années 70, est un délice à regarder.

Il en est de même sur le plan auditif, une bande sonore enlevante qui supporte bien les images. Pour ne citer que quelques artistes : Tina turner, The Rolling Stones, The Clash, The Doors, Bee Gees, John Lennon, Queens, Nina Simone, Supertramp…

J'avais besoin d'oublier un peu le travail et après avoir livré des maquettes, je suis partie à pied au cinéma. Plus qu'un divertissement, ce film est un régal. J'en aurais pris le double. La fin laisse d'ailleurs présager une suite… Il va sans dire que ce sera intrigant de retrouver ces 2 protagonistes et leur cour respective.

La scène la plus impressionnante est celle où Cruella se présente sur le camion à ordures avec sa traîne qui envahit la rue… Époustouflant !

Plaisir garanti pour qui aime la fantaisie !



vendredi 28 mai 2021

Hors normes

Vincent Cassel et Reda Kateb

Un film de Olivier Nakache et Éric Toledano avec 2 grosses pointures, qui s'investissent à fond dans leurs rôles. Des hommes à la tête d'organismes qui aident des jeunes isolés en eux-mêmes par un mal qu'on ne comprend pas et face auquel la société n'a pas de solution.
Le spectre de l'autisme est très large et à l'extrême c'est un grand vide peuplé de violence…
Le film s'inspire d'associations françaises qui existent depuis des années et qui œuvrent à redonner du sens à la vie de ces jeunes parfois laissés à leur souffrance.
Certaines personnes autistes font partie de la distribution, dont Benjamin Lesieur, qui a reçu le César du meilleur espoir masculin pour son rôle de Joseph.
J'aurais dû savoir que je ne serais pas capable de retenir mes émotions face à ce grand désespoir.
Un film à voir absolument !

lundi 24 mai 2021

The Father

Anthony Hopkins . Oscar du meilleur acteur

Je dois l'avouer, je suis sortie en pleurs et j'en suis encore remuée.

La trame narrative du film, de Florian Zeller, nous fait vivre la confusion ressentie par Anthony, à l'approche de ses 80 ans. Il ne veut pas quitter son appartement malgré ses nombreux égarements, qu'il nie la plupart du temps.

Sa fille, interprétée par Olivia Colman, est déchirée par le fait de devoir le laisser dans une maison de retraite. Un rôle d'une grande sensibilité qui prouve son talent d'interprétation, loin de la froideur de la reine Élizabeth, dans The Crown.

C'est toutefois le jeu du grand maître Hopkins qui nous laisse en mille miettes. Est-ce que j'ai transposé ma tristesse de ne pas avoir assisté mon père ? La situation, très réaliste, et le fait que nous soyons confronté·es à la confusion d'Anthony, nous oblige à anticiper notre propre vieillissement.

Oscar du meilleur scénario adapté, pour Christopher Hampton et Florian Zeller.

On recycle…

Bain Morgan . Hochelaga-Maisonneuve

Je cherchais désespérément un endroit pour laisser les différents effets de plastique qui s'accumulaient dans un coin de ma cuisine.
L'écolo et artiste visuel Benjamin Von Wong a été retenu à Montréal par la pandémie et il a décidé de créer un immense robinet de 10 mètres, qui « vomira » des tonnes de plastique.
Ce fut donc un plaisir de faire un détour par le bain Morgan pour aller y vider mon beau grand sac rose. C'est sous le regard d'un baigneur du sculpteur Arthur Dubord qu'on a accueilli mes déchets, avec joie.

dimanche 2 mai 2021

Jane, la rebelle

 


jeudi 29 avril 2021

Carne y arena

Alejandro G. Iñarritu et Emmanuel Lubezki

Une expérience de réalité virtuelle difficile à oublier. On se retrouve parmi eux, pieds nus, traqué dans le désert, à la frontière mexicaine. Ils sont venu·es d'Amérique Centrale à la recherche d'une solution pour la survie de leur famille.

Ils sont à la merci des « coyotes », ces passeurs qui leur ont promis une vie meilleure, aux prises avec les agents frontaliers, cruels et impétueux.

Nous ne sommes pas que témoin. À la pointe du fusil, on nous somme de nous agenouiller… J'ai résisté, mais la réalité a bien failli me faire crouler sous la pression.

Les migrant·es jouent leur propres rôles. On peut d'ailleurs lire leurs témoignages à la sortie « du désert ».

Iñarritu a reçu un Oscar spécial en 2017 pour Carne y arena, reconnu par l'Académie comme une expérience de narration exceptionnelle.

À voir à l'Arsenal.